Lady Gaga : Critique de ARTPOP ou le seul vrai album pop de 2013

Bon, les gars. Réjouissez-vous, ARTPOP est bon. Plutôt très bon même. Gaga revient en Force avec ce troisième album et demi (oui, OK, The Fame Monster c’était pas VRAIMENT un album) et ça fait ziz’.

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J’ai découvert Lady Gaga en 2008 grâce à l’émission de télé-réalité de MTV, The Hills. Ils avaient choisi d’utiliser des titres à elle pour illustrer les aventures de Lauren Conrad. J’avais immédiatement accroché au style de la demoiselle et m’étais renseigné par la suite sur le personnage. Est venu ensuite la sortie de « The Fame Monster » qui a mis tout le monde d’accord, avec des morceaux cultes comme « Bad Romance » ou « Telephone ». La barre est trop haute pour que Gaga puisse mieux faire, son come-back est un retour en demi-teinte avec « Born This Way », malgré la présence de très  bonnes chansons comme « Mary The Night » et « Yoü & I ».

Grosse pression donc pour « ARTPOP » surtout vu le discours toujours aussi prétentieux de sa créatrice. « Applause » avait été un très bon premier single mais j’avais tout de même quelques doutes en découvrant « Aura » ou « Venus » . J’ai été agréablement surpris en écoutant ce disque même si quelques points viennent noircir le tableau. Tout d’abord, Gaga a décidé de nous la jouer Broadway pour ce nouvel opus, chantant avec une voix atrocement théâtrale. Les titres sont aussi très travaillés, mais pas dans le bon sens puisqu’ils le sont trop. La production prend parfois le dessus sur la voix de la chanteuse, si bien qu’on ne comprend plus ce qu’elle dit.  L’album a fuité aujourd’hui en HQ, ne perdons pas plus de temps, voici la critique chanson par chanson :

1/ Aura : Ce titre avait fuité il y a quelques semaines et je dois dire que je préfère la version démo qui nous avait été présenté à l’époque. C’est un morceau assez étrange, aux sonorités très latinos et ça peut déranger certains. L’intro met du temps à disparaitre et les couplets ne sont pas oufs mais encore une fois, Gaga assure avec un refrain captivant : « Do you wanna see me naked, lover? Do you wanna peak underneath the covers? Do you wanna see the girl who lives behind the aura?« . Efficace mais l’ensemble est tout de même assez brouillon, on est dans le TROP.

2/ Venus : Bon, alors sur celui-là, je sais pas quoi penser. D’un côté, je déteste et il y a une toute petite partie que J’ADORE. Un peu le même problème qu’avec « Aura », je n’aime que le refrain et il se passe trop de chose en même, trop de bruit, de « beep » au même moment.  Mais putain ce petit passage est vraiment parfait : « When you touch me I die just a little inside.  I wonder if this could be love, this could be love.« 

3/ G.U.Y. : L’un des titres les plus électro de l’album, ça bouge, c’est efficace. Encore une fois, le refrain est vraiment bon, non pas que le reste soit mauvais mais ce n’est pas du même niveau. « G.U.Y » reste en tête et on a envie de taper dans les mains au moment où ça fait « clap-clap ». Pas le meilleur titre mais loin d’être le pire, je me surprends à fredonner « G-U-Y », c’est que ça marche ?

4/ Sexxx Dreams : Ah, enfin un très bon morceau. J’ai l’impression de cracher sur cet album alors qu’il y a du très bon. Un titre très sensuel, presque aphrodisiaque. Gaga nous raconte ses pensées « nasty » et on en rougirait presque. Gros coup de cœur pour le petit moment où elle nous avoue en parlant : « I can’t believe I’m telling you this but I’ve had a couple drinks… Oh my god ! ». La production est parfaite, il y a des choses intéressantes, cohérentes et surtout distinctes.

5/ Jewels n’ Drugs : Morceau inattendu, du gros rap sur une chanson de Gaga ? Et bien si, si. Ça fonctionne pas mal, il y a un bon équilibre entre la voix de LG et celles des rappeurs. On secoue la tête en s’imaginant en train de dealer sur un terrain de basket avec des thugs. Moment relou : quand Twista se lance dans un putain de monologue BIEN trop rapide même s’il rattrape grâce au petit « Gaga-Gaga-Gaga ».

6/ MANiCURE :  Déjà, je trouve le jeu de mots pas mal. OKÉ c’est cheesy mais on aime. J’avais flashé sur la version du iTunes Festival et les changements lors de l’enregistrement en studio ont même amélioré le titre. C’est rock et c’est un style que Gaga maitrise donc on reste quand même dans un truc doux assez pop. Ça fait ressortir le Freddie Mercury en moi et j’apprécie.

7/ Do What U Want (feat. R. Kelly) : Encore une fois, surprenant, du R’N’B sur ARTPOP ? En tout cas, ça fonctionne pour moi et ça fait plaisir de retrouver une chanson de ce style mais en version actualisée. Gagz a envie de nous montre ce qu’elle sait faire avec sa voix, on le sait, ce n’est pas la peine de trop en faire. La présence de R. Kelly ajoute quelque chose d’intéressant, même si on ne peut s’empêcher de penser aux problèmes légaux du monsieur en chantant les paroles assez explicites. Passage coup de cœur : « I could be the drink in your cup, I could be the green in your blunt. »

8/ ARTPOP : Ah ça aussi, j’aime beaucoup ! Une chanson un peu lunaire, mystérieuse presque aérienne. Certains sons me font penser à « Love You Like a Love Song » de Selena Gomez. Les paroles sont chelous, c’est le délire artistique de Gaga mais ce n’est pas pour autant agaçant car ça reste assez soft. Moment où je chante de manière dramatique : « You make my heart stop. » C’est peut être un peu mou pour du Gaga mais je trouve ça agréable d’avoir des titres à pouvoir écouter en « temps calme » quand on veut se poser.

9/ Swine : Le titre le plus EDM de l’album, ça passe ou ça casse. C’est dansant, ça donne envie de bouger mais pour être honnête, je pense que ça ne s’apprécie que lorsque l’on est sous l’emprise de quelque chose. Rassuré de ne plus entendre les bruits de porc, mais content de pouvoir quand même hurler « SWIIIIIIINE« . Un morceau assez sombre à écouter dans une crackhouse pour pouvoir ensuite rentrer se coucher dans son lit bien propre.

10/ Donatella : Une de mes chansons préférées de l’album en hommage à la célèbre Versace. C’est du Gaga comme je l’aime, immature, qui ne se prend pas au sérieux. Ça balance un « rich », ça balance un « bitch », on parle de Marlboro Light et de champagne. J’achète. Le refrain est terriblement accrocheur : « Donatellaaaaaaaaaaaaa » même si certaines paroles ont de quoi sérieusement faire lever des sourcils (« Walk down the runway but don’t puke, it’s ok. You’ve just had a salad today.« ). Une belle production, les beats ont souvent tendance à me taper sur le système mais là, c’est tout comme j’aime.

11/ Fashion! : Je ne comprends pas ce titre. Je ne l’aime pas. Je n’ai pas d’avis, c’est pour moi le pire morceau de l’album. J’avais hâte de voir ce que Gaga avait mijoté avec will.I.am et je suis déçu. Cela m’agace particulièrement de tomber sur ce titre à chaque fois que j’écoute Dontella. Non, vraiment : NO ME GUSTA.

12/ Mary Jane Holland : Un titre produit par Madeon, que j’adore. J’aime beaucoup l’histoire que raconte cette chanson, le fait que Gaga parle de liberté pour expliquer sa consommation de cannabis. J’aime aussi qu’elle joue sur le concept de « Mary Jane Holland », son alter ego, et d’un autre côté, fumer de la Marie Jeanne en Hollande. J’ai l’impression d’avoir expliqué une blague nulle quand j’écris ces mots. Une chanson qui me fait penser au style de Born This Way, un peu sombre mais à petite dose sur ARTPOP, ça fonctionne particulièrement bien.

13/ Dope : La ballade de l’album, il en faut une, comme sur chaque opus de la demoiselle. Je ne suis pas un grand fan de la voix de Gaga ici, je comprends qu’elle doit prendre un timbre triste ou qu’elle doit sembler droguée par rapport au texte mais je n’adhère pas. La version du iTunes Festival m’avait touché beaucoup plus, à l’époque le titre s’appelle « I Wanna Be With You » et ne parlait pas spécialement de « dope ». Il s’agit tout de même d’une belle lettre d’amour, pleine de désespoir. By the way, MADAME KATY PERRY, voilà comment on fait une ballade. Dope > Toutes les ballades (donc 80% de l’album) de « Prism ».

14/ Gypsy : Je savais que j’allais aimer ce titre, produit par Madeon et Red One et je ne m’étais pas trompé. C’est un peu le « Edge of Glory » de l’album sauf qu’il s’agit de sa sœur plus intelligente et plus jolie. Coup de cœur pour les paroles, je trouve ça touchant, le voyage me gusta. Vraiment, je ne sais pas pourquoi mais tout me plait, ça me file la pêche, c’est entrainant, on a envie de chanter « I’m-I’m-I’m a Gypsy-Gypsy-Gypsy« . Même le passage final assez rapide fonctionne bien, il faut que j’apprenne les paroles pour briller en société.

15/ Applause : Un très bon titre, pas forcément représentatif de l’album donc pas le choix idéal pour être le premier single. Pourtant, un morceau efficace qui accroche. Je me souviens l’avoir adoré dès la première écoute mais elle m’a un peu passé aujourd’hui. Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse d’une très bonne idée d’avoir placé ce morceau à la fin du disque. Mais en tout cas ❤ « A-P-P-L-A-U-S-E« .

Pour résumer :

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Autant vous dire que je ne suis pas un grand critique musical, en sachant que je fais des GIFs de « L’Île des Vérités » lors de mon temps libre. Ce post représente juste mon avis et ce que je ressens par rapport à cet album, donc on chill les little monsters.


Divers: C’était mieux avant !

Pour les personnes qui me connaissent, vous savez tous à quel point j’affectionne l’album « Teenage Dream » de Katy Perry. Il n’est pas seulement numéro un dans mon iTunes mais également dans mon cœur… CHEESY MUCH. J’ai suivi avec attention la fabrication de cet album, de l’enregistrement à la promo, j’attendais avec impatience la suite de « One Of The Boys ».
Et le 24 Août 2010… BOOM! Album parfait pour la fin de l’été: California Gurls, Teenage Dream, Last Friday Night, Firework, Peacock et E.T. Katy est amoureuse et nous le fait savoir. Ce disque est une véritable déclaration d’amour à Russel Brand.


En 2012, tout s’écroule, le couple annonce leur divorce. Depuis, Katy vire dans un bad trip, se peint les cheveux de toutes les couleurs et arpente les tapis rouges déguisée en Amy Lee de Evanescence. Mais voilà. Il va falloir enregistrer un nouvel album. À ce propos, elle déclare « My music is about to get real fucking dark ». Et ça, on en veut pas.

Non, on ne veut pas de balades. Non, on ne veut pas chansons molassones et chiantes à mourir. Nous ce qu’on veut, c’est de de la bubble pop, Katy. Reste avec tes producteurs Dr Luke et Max Martin dans le trip californien et évite de faire les mêmes erreurs que ta BFF Rihanna avec son album dark de revanche « Rated R ».
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En bref, Katy Perry c’était mieux avant.

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Une de mes autres passions dans la vie et vous la connaissez: JERSEY SHORE. Oui, c’est vulgaire, oui c’est trashy, oui c’est stupide. Mais il y a un côté à cette émission qui est complètement addictif… On suit 8 personnages à qui l’on peut s’identifier très facilement (ou pas). On a tous un The Situation dans son cercle d’amis, le mec qui essaye de choper à tout va, une Snooki, l’épave de fin de soirée, une Sammy, qui nous les brise avec ses problèmes de couple…

Mais bon, après quelques saisons, le programme s’essouffle, MTV décide donc d’envoyer le groupe en Italie afin de changer de décors. Cela donne une très très bonne saison coup, mais malheureusement, dans la Saison 5 le groupe revient à Seaside Heights, répétant encore et encore tout ce qui a déjà été fait (être ivre, pisser dans des buissons, vomir, la base). Pour vous dire, je n’ai même pas pu terminer les derniers épisodes tellement je m’ennuyais.
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MTV annonce une 6ème saison et je dois dire que je suis sceptique. Comment le programme va-t-il pouvoir se renouveler? Et bien justement, on décide de ne rien changer. Toujours le même casting, toujours dans le New Jersey. Sauf que cette fois ci, c’est le casting qui apporte de nouveaux twists. De nouveaux twists qui sont contraire au concept même de l’émission, puisque Snooki est désormais enceinte et Mike sort tout juste de désintox. Les deux personnages principaux ne pourront donc pas faire ce que MTV attend d’eux, c’est à dire être ivre et stupide. Comment va-t-on faire entre Vinny et ses petites crises d’angoisse? Sammy qui n’est rien si elle n’est pas en couple? Jwow qui n’a pas vraiment de personnalité et qui réagit seulement à ce que font ses copines? En gros, on va devoir compter sur Deena, Pauly D et Ron (s’il est célibataire, hein).

Autre chose qui me dérange terriblement, dans la première saison, le casting ne gagnait pas un rond, pour vous dire, le seul salaire qui leur était versé, c’était celui de la boutique de tee-shirt. Aujourd’hui, Snooki&Co se font 100 000$ PAR épisode (en moyenne pour une saison 1 500 000$). Ils sont donc payés pour faire ce que nous faisons le week-end, sauf que nous, nous buvons les restes de nos prêts étudiant… Durant la Saison 5, j’avais littéralement envie de traverser l’écran pour éclater la gueule de Vinny, qui voulait quitter la maison, car c’était « trop pour lui ». Lorsque tu géreras des cours, un stage et un job à côté de ça, TU POURRAS L’OUVRIR.
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En bref, Jersey Shore c’était mieux avant…

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BON, en même temps je pourrais avoir d’autres problèmes, genre le sida. Mais non, donc ça va en fait. Je suis prêt à vivre avec un album pourri de Katy Perry et une saison merdique de Jersey Shore. Au moins je n’ai pas à faire de trithérapie… XoxxX


Marketing: Placement de Produit

Un peu de sérieux sur ce blog… Enfin. Après des sujets aussi palpitants que Jersey Shore et les Anges de la Télé-Réalité, parlons un peu marketing, plus précisément d’une nouvelle (pas si nouvelle que ça) tendance qui s’abat partout sur nos écrans: le placement de produit. D’abord qu’est ce?

Ici dans le cadre du film « Les Visiteurs 2 » trois marques sur un seul et même plan !

« Le placement de produit est une technique de publicité qui utilise la mise en avant du produit dans un film, une émission de télévision
ou un clip de musique. »

Bon c’est surtout une technique qui est utilisé aux Etats-Unis, mais ça se fait aussi de plus en plus en France. Restons dans l’exemple du film « Les Visiteurs 2« , sorti en 1997. Le film utilise, pour l’époque, de nombreux effets spéciaux, des décors fastueux ou encore des scènes nécessitants un grand nombre de figurants. Et tout ça, ben ça coûte un max. Donc pour enfler le budget, la production a décidé de caser du placement de produit un peu partout. Quand on se concentre sur ça, on remarque que le film est en lui même une publicité d’une heure et demi. J’en veux pour preuve:
Dans la plupart des films, les marques apparaissent à l’écran mais ne sont pas cités à l’oral. « Les Visiteurs 2 » font plus fort et intègre la pub dans les dialogues. On se souvient tous du fameux « Cruuuuuuunch » ou encore du pétage de câble de Jean-Pierre « On va commander des pizzas Hûûût! ». Dans ce cas précis, je trouve que ça donne un certain réalisme au film. Et bien oui. Les marques font partis intégrantes de notre quotidien, alors pourquoi pas sur nos écrans?
Autre publicité longue durée, l’adaptation au cinéma de la série culte « Sex And The City » sorti en 2008. Là encore, les marques pleuvent tout au long du film, de manière plus ou moins discrètes.
Qu’il s’agisse d’un mixeur Cuisinart au fond de l’appart de Carrie, ou des endossements publicitaires de Smith, les marques sont présentes partout pendant 2h30. Ici encore, cela ne me choque pas particulièrement (enfin un peu quand même). La série est quand même basée sur le sexe et le shopping. Il parait donc « logique » que les enseignes défilent dans la vie des quatre héroïnes, matérialistes au possible et addicts au shopping. On notera tout de même l’omniprésence de Starbucks, de Vitamin Water ou encore de l’opérateur téléphonique Sprint.
Au cinéma, le PP peut s’intégrer convenablement, mais dans les clips de musique, ce n’est quand même pas la même histoire. Le format des vidéos, allant de 3 à 4 minutes, rend l’utilisation de cette technique flagrante. Retour sur l’invasion de la pub dans les derniers clips du moment:

Avril Lavigne et son clip « What The Hell », auto-promo à fond, pour son parfum et sa marque de vêtements.
Britney et « Hold It Against Me », ici aussi auto-promo pour le parfum de Miss Spears.
Ke$ha et son « We R Who We R », entre tequila, site de rencontre et montre Casio.
Gaga et le génialissime « Telephone », clip de 10minutes et visuellement très joli, donc excusable.
Les frenchies s’y mettent comme Jenifer dans clip « Je Danse » avec le parfum Play de Givenchy, ou encore l’emo-bad-girl-rockeuse Jena Lee et son « US Boy » avec le téléphone Samsung Wave 723.

Pour ce qui concerne la musique, le problème majeur est vraiment la durée et la quantité. Dans le clip « Telephone« , la succession de produits n’est pas si choquante que ça, car ils y sont nombreux et qu’ils sont étalés sur 10 minutes. Le vrai problème est l’intégration d’une marque unique dans une vidéo, ce qui rend le PP flagrant et limite dérangeant. L’exemple de « E.T. » de Katy Perry en est la preuve, à la dernière seconde de la vidéo la belle se retourne pour récupérer une paire de lunette Vogue ! Vraiment mal intégré dans le contexte, de plus on peut clairement voir que le logo a été rajouté en post-production. Au final, plus il y en a, moins cela choque je trouve (à part si c’est fait assez simplement comme dans le clip de « US Boy« , donc pas un gros plan sur le produit pendant quelques secondes).
Cependant, il faut ajouter que c’est une technique payante, puisque Mlle Spears  s’est quand même fait 500 000$ grâce aux divers PP dans le clip de « Hold It Against Me« . Ce n’est pas seulement bénéfique pour les artistes, c’est aussi efficace pour les marques ! Le trafic du site http://www.plentyoffish.com a en effet augmenté de 20% grâce à la diffusion du clip du premier single de l’album Femme Fatale. Le site de rencontre est d’ailleurs friand de cette technique puisqu’on peut le retrouver dans les vidéos de « We R Who We R » et « Telephone« .
Jusque là assez discret dans nos séries préférées, le placement de produit s’est développé à la vitesse de la lumière ces dernières années. Il apparait récemment beaucoup dans les séries de la chaîne CW qui est en véritable galère financière ! Pour moi l’exemple le plus marquant (et limite traumatisant) est celui de 90210 avec l’annonceur Docteur Pepper. Suis le seul à me souvenir de cet épisode problématique? Annie et Dixon partaient en road-trip pour aller rencontrer la mère biologique de ce dernier et lors du voyage en voiture, ils dégustaient de nombreuses cannettes du concurrent direct de Coca.
C’était à la limite du regardable tellement se fut mal intégré à l’épisode, la glacière, les nombreuses prises de vue sur la cannette et l’omniprésence de l’annonceur pendant l’épisode… C’est trop. La plupart du temps les marques font aussi de l’achat d’espace pendant la coupure pub, histoire de bien appuyer le message (ce qui poussera probablement au téléspectateur de faire un rejet de l’information). Mais 90210 n’est pas la seule série qui devrait être pointée du doigt, Gossip Girl ou encore Vampire Diaries font fort dans le même registre:
Cette technique n’est pas seulement réservée à la CW, puisque Cougar Town l’a utilisé à quelques reprises au cours de ces 2 saisons passées. Le plus récent et mémorable reste de la « folie Subway« . L’un des personnages avoue son culte pour la chaîne de sandwich et celle-ci apparait visiblement lors d’une même épisode. On a vraiment l’impression de se faire prendre pour des cons, le personnage allant jusqu’à vanter les prix bas des sandwichs !
Les producteurs ont récemment voulu se justifier vis à vis de l’utilisation de cette technique. Leur explication? L’argent bien sûr. Le budget accordé est supérieur aux dépenses, ils ont du alors trouver de quoi renflouer les caisses le plus simplement possible. En intégrant de la pub directement dans leur programme grâce à de gros annonceurs comme… Subway.
Après cet article, il ne vous reste plus qu’à vous méfier de ces fameux PP qui guident inconsciemment vos achats… Je vous laisse, j’ai une folle envie d’un Subway Melt… 🙂

Pour info: Apple ne fait pas de placement de produit,
lorsque vous apercevez leurs produits dans un film
ou une série, c’est juste une private joke de la prod geek.


Musique: Critique de l’album Born This Way

Bon, déjà ça avait pas bien commencé pour des raisons évidentes. La cover de l’album est à vomir. Rien ne peut excuser une telle utilisation de photoshop. C’est cheap et tunning au possible, tous ces petits « diam’s » de lumière… Ça aurait carrément pu être la pochette DVD de la Saison 3 de Pimp My Ride. Avant que vous ne commenciez à lire cette critique, je tiens à dire que j’aime Mlle Gaga. Beaucoup. Je la suis depuis 2008 (à l’époque j’avais bloggé et je cite: Mon coup de niveau musique ces derniers temps c’est Lady Gaga, j’ai téléchargé tout l’album, et il vaut vraiment le coup avec des titres comme Just Dance, Love Game, Beautiful Dirty Rich et Paparazzi) avant qu’elle ne soit vériablement connu en France, je suis allé au Monster Ball et j’ai même légalement acheté l’album « The Fame Monster » (ce qui ne m’était pas arrivé depuis le célébre « L’Alboum » des Minikeums). Bref tout ça pour dire, Little Monsters, on se calme, on sourit et on lit cette critique en respirant dans son ventre.

L’album commence sur Marry The Night, qui est rapidement devenu ma chanson préférée. C’est la chanson la plus simple de l’album, la moins brouillon et la plus « propre ». C’est du Dark-Gaga comme je l’aime avec des paroles auxquels je peux m’identifier. On passe ensuite sur Born This Way qui est censé être l’hymne de notre génération. Je ne vais pas revenir sur la polémique avec Madonna, mais c’est vrai que ça pue « Express Yourself » et que c’est un peu trop « tout-le-monde-il-est-gentil » pour moi. Goverment Hooker fait parti des chansons que je ne comprends pas. Quand je l’écoute j’ai littéralement l’impression qu’un pop-up s’est ouvert sur Mozilla et qu’il a lançé une vidéo en autoplay. Il y a des « tic, doom, bim » dans tous les sens, si bien qu’on a l’impression d’entendre une démo. J’avoue cependant que le « I Could Be Good, I Could Be Anything, I Could Be Everything » me reste dans la tête, Gaga 1- Moi 0.
Ce n’est qu’à la quatrième chanson qu’arrive un son où l’on peut véritablement danser. Judas, bien que très peu populaire, fait parti des mes chansons préférés de Gaga. J’aime l’inspiration 90’s mélangé avec du son très actuel et le thème de la trahison me plait. Seul défaut? Le refrain peut être un trop « girly » pour mes goûts, mais tout le reste, miam, miam. « Americano, Americano, Americanoooo« . Premier fail de l’album pour moi. Un espèce de son flamenco mixé sur de l’eurodance avec une Gaga qui chante en espagnol « My corazooooon » (j’oublie la fin complétement ABBA « Don’t You Try To Catch Meeee »).  C’est parfait dans la B.O. d’un épisode de Un, Dos, Tres, type scène clé d’un triangle amoureux, Pedro et Silvia s’entrainant dans la salle de danse, Roberto les observant jalousement. C’est non, pas négociable, surtout dans un album qui nous a été décrit comme « celui de la décennie ».
Viens le cas Hair/Edge Of Glory, je les mets ensemble même si ce n’est pas dans l’ordre de l’album. De l’eurodance tout droit sorti des années 80, la touche Gaga? Ajouter du saxophone pour faire plus « artsy ». J’ai l’impression qu’elle a mixé ces deux chansons dans une piscine à boules en manger des sucre d’orge tout en regardant un épisode de Mon Petit Poney: La Magie de l’Amitié. Sérieusement, terriblement mauvais. Next, cas un peu particulier, Schiße. Ici l’eurodance et le côté 80’s fonctionne très bien puisqu’on a un côté complétement moderne et nouveau. Le fait que la Lady chante en Allemand joue beaucoup, et c’est l’une des premières fois de ma vie que j’aimerai pouvoir comprendre ce qui se dit derrière tout ces « Ich-bein-darch-mirch-murch ». Pour ce qui concerne Bloody Marry je suis un peu indécis, j’aime le beat de fond et le refrain « I’ll Dance-Dance-Dance-Dance With My Hands » mais la suite devient un peu trop lente et tue le rythme de la chanson. Deuxième fail de l’album avec Bad Kids, Stefani hurle au début de la chanson, puis on part sur un univers à la Hair/Edge Of Glory beaucoup trop cheerful, il me semble qu’il faut être sous xanaxe pour apprécier cette musique dégoulinante de bon sentiments (pire que dans un épisode de Summerland).
Je parlais tout à l’heure de poney, Gaga nous balance carrément une chanson sur les licornes avec Higway Unicorn. J’aime le « Run, Run, Pony Run, Run » mais la mayonnaise a du mal à prendre, j’ai du mal à savoir pourquoi d’ailleurs… Une deuxième chanson que je n’aime pas vraiment mais qui n’est pas un désastre est Heavy Metal Lover c’est lent et il n’y a rien d’original. Puis juste après une série de son moyen BAM, Gaga frappe fort avec Electric Chapel qui est pour moi un instant classic, grâce au fameux « Dum, dum, dum » avant le refrain. Le mélange électronique et rock prend très bien et le tout est pour moi un véritable hit. Enfin il y a Yoü and I. Écrite à propos de son amour de toujours Lüc, Gaga chantait cette chanson lors de ses concerts depuis quelques mois déjà. J’étais un peu anxieux à l’idée d’entendre la version studio ayant une affection toute particulière pour le live que j’avais enregistré lors de son passage à Lyon. Il n’en est rien! Le côté rock old school country-esque se marie parfaitement avec la voix de la Mother Monster et donne un titre romantique très agréable…

En gros, je mettrai un 5/10 à cet album. Il y a un gros manque de cohérence entre les chansons, on passe d’un Hair barbe à papa au possible à un Schiße terriblement sombre. Au milieu de tout ça, on jette du Americano et du Heavy Metal Lover qui n’ont rien à voir avec le reste. J’aurai vraiment aimé que tout l’album est un son à la Judas/Marry The Night/Electric Chapel, c’est vraiment les seules titres à retenir. L’omniprésence du Christianisme m’a aussi rendu un peu mal à l’aise. Étant athée et pas forcément tolérant face à la religion, des phrases comme « There’s only three men I will serve my whole life, It’s my daddy, Nebraska and Jesus Christ » me dérange un peu, mais chacun son délire, hein. Autre mystère, je n’arrive pas à comprendre pourquoi les chansons sont aussi longues ! Ce n’est vraiment pas nécessaire, la plupart faisant 4min, la plus longue allant jusqu’à 5:21. Cela fait défaut à certains titres qui mettent jusqu’à 1 minutes pour vraiment démarrer.
Pour terminer, je dois avouer que je suis bien déçu ! Je m’attendais à un album pour faire la fête, à écouter entre potes mais il n’en est rien. Born This Way peut être comparé à la masturbation: on fait ça tout seul et on évite un peu d’en parler…