Mode: Mike Posner avait raison, les lunettes cooler than you.

C’est l’été, il fait beau, chaud, tout ça. Les gens commencent à se fashioniser un petit peu. Si, si. Un peu. Certains sortent leur bobs, d’autres leurs tongs les alliant avec des chaussettes. Mais on sait tous que l’arme fatal pour les temps chauds c’est les lunettes ! Personnellement je suis un grand fanatic du modèle Wayfarer de Ray-Ban, j’en ai 3 paires, une seule était vraie, me servant au quotidien, les deux autres étant des copies, du type accessoires de plage.
Tout ça pour dire que j’ai récemment acheté le magazine Wad et ils m’ont fait découvrir une bien belle: les nunettes. Qu’est ce qui se cache derrière ce nom rigolo? Vous vous en aurez douté: des lunettes, qui ont la particularité d’avoir des imprimés sur les verres ! Grâce à des petits espaces astucieusement disposé, la visibilité est toujours assurée (heureusement!).
On commence avec un modèle à la Snooki, type léopard, plutôt réservé aux filles (le bleu reste ici assez mixte). Pas vraiment classe mais quand même rigolo, elles ne sont plus disponibles sur la boutique officielle, mais vous pouvez quand même les acheter ici et découvrir d’autres couleurs, voir d’autres paires avec un imprimé animalz différent.

Autre style, la version Gaga. Mais là aussi faut assumer quoi. A parti si on est méga-ultra fan (et encore ça reste un peu la teh hein). A la limite ça passe pour le concert de la Lady. Mais c’est tout quoi. Appel à témoins: ne mettez pas ça dans la rue.

Une paire pour les gens qui se prennent pas trop au sérieux: les Sponge Bob. Il existe genre plein d’expressions différentes, le doute comme ici, la joie, l’amour, la paresse, le style geek ou pirate. Bref c’est funny funny pour les jours d’été (donc parfait pour la Saison) ou en soirée.

On termine avec l’un des modèles de la collection « drunk », celle que je viens de commander: JESUS! Elles m’ont fait marré et je trouvais ça un peu blasphématoire donc j’ai tout de suite dégainé la carte bleue. J’avoue que j’aurai encore plus méga kiffé si le message avait été JUDAS! Mais bon. On peut pas tout avoir dans la vie, hein.

Bon sinon pour les gens pour les gens un peu plus conservateurs, autre registre, les fakes-Rayban bicolores. Plutôt que d’en avoir d’une couleur unie, autant en avoir deux. L’idéal c’est d’en prendre avec des couleurs très acidulées, type celles à droite citron vert et jaune. On peut les trouver sur ebay pour 9€99 et je viens par la même occasion d’en commander une paire (le premier qui me dit qu’elle ressemble à celle de Jonathan dans Les Anges 2 je le dégomme).

Autre idée, mais moi j’aime pas trop: c’est carrément les tricolores. Le devant et les deux branches de couleurs différentes. Là on tombe dans le too much quoi. Christina dirait « c’est la cacophonie des couleurs, t’y es pas un épouvantail ». Et elle aurait raison.

EDIT: J’en profite pour présenter une marque Lyonnaise Lulu Frenchie. Actuellement au Village des Créateurs (19 Rue René Leynaud 69001 Lyon), ils proposent le même genre de lunettes à verres imprimés. Sauf qu’ici c’est moins cher que chez nunettes, ces paires là coûtant entre 15 et 18 euros.
Autre truc chouette, on peut customiser son propre modèle pour la modique somme de 35 euros (ben oui modique pour un modèle unique, non?). Il est ainsi possible de choisir la forme, dans un style Carrera ou Wayfarer, la couleur, du noir et blanc très sobre à un turquoise plus excentrique, mais enfin, et ça c’est quand même le truc qui le fait trop: le dessin sur les verres ! La description se fait par écrit mais un visuel peut aussi bien être joint. 24h plus tard, on reçoit une modélisation afin de voir à quoi va ressembler le produit final. Je regretterai presque ma commande chez nunette, j’aurai préféré aider un marque Lyonnaise, mais ça, c’est mon côté chauvin…


Marketing: Placement de Produit

Un peu de sérieux sur ce blog… Enfin. Après des sujets aussi palpitants que Jersey Shore et les Anges de la Télé-Réalité, parlons un peu marketing, plus précisément d’une nouvelle (pas si nouvelle que ça) tendance qui s’abat partout sur nos écrans: le placement de produit. D’abord qu’est ce?

Ici dans le cadre du film « Les Visiteurs 2 » trois marques sur un seul et même plan !

« Le placement de produit est une technique de publicité qui utilise la mise en avant du produit dans un film, une émission de télévision
ou un clip de musique. »

Bon c’est surtout une technique qui est utilisé aux Etats-Unis, mais ça se fait aussi de plus en plus en France. Restons dans l’exemple du film « Les Visiteurs 2« , sorti en 1997. Le film utilise, pour l’époque, de nombreux effets spéciaux, des décors fastueux ou encore des scènes nécessitants un grand nombre de figurants. Et tout ça, ben ça coûte un max. Donc pour enfler le budget, la production a décidé de caser du placement de produit un peu partout. Quand on se concentre sur ça, on remarque que le film est en lui même une publicité d’une heure et demi. J’en veux pour preuve:
Dans la plupart des films, les marques apparaissent à l’écran mais ne sont pas cités à l’oral. « Les Visiteurs 2 » font plus fort et intègre la pub dans les dialogues. On se souvient tous du fameux « Cruuuuuuunch » ou encore du pétage de câble de Jean-Pierre « On va commander des pizzas Hûûût! ». Dans ce cas précis, je trouve que ça donne un certain réalisme au film. Et bien oui. Les marques font partis intégrantes de notre quotidien, alors pourquoi pas sur nos écrans?
Autre publicité longue durée, l’adaptation au cinéma de la série culte « Sex And The City » sorti en 2008. Là encore, les marques pleuvent tout au long du film, de manière plus ou moins discrètes.
Qu’il s’agisse d’un mixeur Cuisinart au fond de l’appart de Carrie, ou des endossements publicitaires de Smith, les marques sont présentes partout pendant 2h30. Ici encore, cela ne me choque pas particulièrement (enfin un peu quand même). La série est quand même basée sur le sexe et le shopping. Il parait donc « logique » que les enseignes défilent dans la vie des quatre héroïnes, matérialistes au possible et addicts au shopping. On notera tout de même l’omniprésence de Starbucks, de Vitamin Water ou encore de l’opérateur téléphonique Sprint.
Au cinéma, le PP peut s’intégrer convenablement, mais dans les clips de musique, ce n’est quand même pas la même histoire. Le format des vidéos, allant de 3 à 4 minutes, rend l’utilisation de cette technique flagrante. Retour sur l’invasion de la pub dans les derniers clips du moment:

Avril Lavigne et son clip « What The Hell », auto-promo à fond, pour son parfum et sa marque de vêtements.
Britney et « Hold It Against Me », ici aussi auto-promo pour le parfum de Miss Spears.
Ke$ha et son « We R Who We R », entre tequila, site de rencontre et montre Casio.
Gaga et le génialissime « Telephone », clip de 10minutes et visuellement très joli, donc excusable.
Les frenchies s’y mettent comme Jenifer dans clip « Je Danse » avec le parfum Play de Givenchy, ou encore l’emo-bad-girl-rockeuse Jena Lee et son « US Boy » avec le téléphone Samsung Wave 723.

Pour ce qui concerne la musique, le problème majeur est vraiment la durée et la quantité. Dans le clip « Telephone« , la succession de produits n’est pas si choquante que ça, car ils y sont nombreux et qu’ils sont étalés sur 10 minutes. Le vrai problème est l’intégration d’une marque unique dans une vidéo, ce qui rend le PP flagrant et limite dérangeant. L’exemple de « E.T. » de Katy Perry en est la preuve, à la dernière seconde de la vidéo la belle se retourne pour récupérer une paire de lunette Vogue ! Vraiment mal intégré dans le contexte, de plus on peut clairement voir que le logo a été rajouté en post-production. Au final, plus il y en a, moins cela choque je trouve (à part si c’est fait assez simplement comme dans le clip de « US Boy« , donc pas un gros plan sur le produit pendant quelques secondes).
Cependant, il faut ajouter que c’est une technique payante, puisque Mlle Spears  s’est quand même fait 500 000$ grâce aux divers PP dans le clip de « Hold It Against Me« . Ce n’est pas seulement bénéfique pour les artistes, c’est aussi efficace pour les marques ! Le trafic du site http://www.plentyoffish.com a en effet augmenté de 20% grâce à la diffusion du clip du premier single de l’album Femme Fatale. Le site de rencontre est d’ailleurs friand de cette technique puisqu’on peut le retrouver dans les vidéos de « We R Who We R » et « Telephone« .
Jusque là assez discret dans nos séries préférées, le placement de produit s’est développé à la vitesse de la lumière ces dernières années. Il apparait récemment beaucoup dans les séries de la chaîne CW qui est en véritable galère financière ! Pour moi l’exemple le plus marquant (et limite traumatisant) est celui de 90210 avec l’annonceur Docteur Pepper. Suis le seul à me souvenir de cet épisode problématique? Annie et Dixon partaient en road-trip pour aller rencontrer la mère biologique de ce dernier et lors du voyage en voiture, ils dégustaient de nombreuses cannettes du concurrent direct de Coca.
C’était à la limite du regardable tellement se fut mal intégré à l’épisode, la glacière, les nombreuses prises de vue sur la cannette et l’omniprésence de l’annonceur pendant l’épisode… C’est trop. La plupart du temps les marques font aussi de l’achat d’espace pendant la coupure pub, histoire de bien appuyer le message (ce qui poussera probablement au téléspectateur de faire un rejet de l’information). Mais 90210 n’est pas la seule série qui devrait être pointée du doigt, Gossip Girl ou encore Vampire Diaries font fort dans le même registre:
Cette technique n’est pas seulement réservée à la CW, puisque Cougar Town l’a utilisé à quelques reprises au cours de ces 2 saisons passées. Le plus récent et mémorable reste de la « folie Subway« . L’un des personnages avoue son culte pour la chaîne de sandwich et celle-ci apparait visiblement lors d’une même épisode. On a vraiment l’impression de se faire prendre pour des cons, le personnage allant jusqu’à vanter les prix bas des sandwichs !
Les producteurs ont récemment voulu se justifier vis à vis de l’utilisation de cette technique. Leur explication? L’argent bien sûr. Le budget accordé est supérieur aux dépenses, ils ont du alors trouver de quoi renflouer les caisses le plus simplement possible. En intégrant de la pub directement dans leur programme grâce à de gros annonceurs comme… Subway.
Après cet article, il ne vous reste plus qu’à vous méfier de ces fameux PP qui guident inconsciemment vos achats… Je vous laisse, j’ai une folle envie d’un Subway Melt… 🙂

Pour info: Apple ne fait pas de placement de produit,
lorsque vous apercevez leurs produits dans un film
ou une série, c’est juste une private joke de la prod geek.


Musique: Critique de l’album Born This Way

Bon, déjà ça avait pas bien commencé pour des raisons évidentes. La cover de l’album est à vomir. Rien ne peut excuser une telle utilisation de photoshop. C’est cheap et tunning au possible, tous ces petits « diam’s » de lumière… Ça aurait carrément pu être la pochette DVD de la Saison 3 de Pimp My Ride. Avant que vous ne commenciez à lire cette critique, je tiens à dire que j’aime Mlle Gaga. Beaucoup. Je la suis depuis 2008 (à l’époque j’avais bloggé et je cite: Mon coup de niveau musique ces derniers temps c’est Lady Gaga, j’ai téléchargé tout l’album, et il vaut vraiment le coup avec des titres comme Just Dance, Love Game, Beautiful Dirty Rich et Paparazzi) avant qu’elle ne soit vériablement connu en France, je suis allé au Monster Ball et j’ai même légalement acheté l’album « The Fame Monster » (ce qui ne m’était pas arrivé depuis le célébre « L’Alboum » des Minikeums). Bref tout ça pour dire, Little Monsters, on se calme, on sourit et on lit cette critique en respirant dans son ventre.

L’album commence sur Marry The Night, qui est rapidement devenu ma chanson préférée. C’est la chanson la plus simple de l’album, la moins brouillon et la plus « propre ». C’est du Dark-Gaga comme je l’aime avec des paroles auxquels je peux m’identifier. On passe ensuite sur Born This Way qui est censé être l’hymne de notre génération. Je ne vais pas revenir sur la polémique avec Madonna, mais c’est vrai que ça pue « Express Yourself » et que c’est un peu trop « tout-le-monde-il-est-gentil » pour moi. Goverment Hooker fait parti des chansons que je ne comprends pas. Quand je l’écoute j’ai littéralement l’impression qu’un pop-up s’est ouvert sur Mozilla et qu’il a lançé une vidéo en autoplay. Il y a des « tic, doom, bim » dans tous les sens, si bien qu’on a l’impression d’entendre une démo. J’avoue cependant que le « I Could Be Good, I Could Be Anything, I Could Be Everything » me reste dans la tête, Gaga 1- Moi 0.
Ce n’est qu’à la quatrième chanson qu’arrive un son où l’on peut véritablement danser. Judas, bien que très peu populaire, fait parti des mes chansons préférés de Gaga. J’aime l’inspiration 90’s mélangé avec du son très actuel et le thème de la trahison me plait. Seul défaut? Le refrain peut être un trop « girly » pour mes goûts, mais tout le reste, miam, miam. « Americano, Americano, Americanoooo« . Premier fail de l’album pour moi. Un espèce de son flamenco mixé sur de l’eurodance avec une Gaga qui chante en espagnol « My corazooooon » (j’oublie la fin complétement ABBA « Don’t You Try To Catch Meeee »).  C’est parfait dans la B.O. d’un épisode de Un, Dos, Tres, type scène clé d’un triangle amoureux, Pedro et Silvia s’entrainant dans la salle de danse, Roberto les observant jalousement. C’est non, pas négociable, surtout dans un album qui nous a été décrit comme « celui de la décennie ».
Viens le cas Hair/Edge Of Glory, je les mets ensemble même si ce n’est pas dans l’ordre de l’album. De l’eurodance tout droit sorti des années 80, la touche Gaga? Ajouter du saxophone pour faire plus « artsy ». J’ai l’impression qu’elle a mixé ces deux chansons dans une piscine à boules en manger des sucre d’orge tout en regardant un épisode de Mon Petit Poney: La Magie de l’Amitié. Sérieusement, terriblement mauvais. Next, cas un peu particulier, Schiße. Ici l’eurodance et le côté 80’s fonctionne très bien puisqu’on a un côté complétement moderne et nouveau. Le fait que la Lady chante en Allemand joue beaucoup, et c’est l’une des premières fois de ma vie que j’aimerai pouvoir comprendre ce qui se dit derrière tout ces « Ich-bein-darch-mirch-murch ». Pour ce qui concerne Bloody Marry je suis un peu indécis, j’aime le beat de fond et le refrain « I’ll Dance-Dance-Dance-Dance With My Hands » mais la suite devient un peu trop lente et tue le rythme de la chanson. Deuxième fail de l’album avec Bad Kids, Stefani hurle au début de la chanson, puis on part sur un univers à la Hair/Edge Of Glory beaucoup trop cheerful, il me semble qu’il faut être sous xanaxe pour apprécier cette musique dégoulinante de bon sentiments (pire que dans un épisode de Summerland).
Je parlais tout à l’heure de poney, Gaga nous balance carrément une chanson sur les licornes avec Higway Unicorn. J’aime le « Run, Run, Pony Run, Run » mais la mayonnaise a du mal à prendre, j’ai du mal à savoir pourquoi d’ailleurs… Une deuxième chanson que je n’aime pas vraiment mais qui n’est pas un désastre est Heavy Metal Lover c’est lent et il n’y a rien d’original. Puis juste après une série de son moyen BAM, Gaga frappe fort avec Electric Chapel qui est pour moi un instant classic, grâce au fameux « Dum, dum, dum » avant le refrain. Le mélange électronique et rock prend très bien et le tout est pour moi un véritable hit. Enfin il y a Yoü and I. Écrite à propos de son amour de toujours Lüc, Gaga chantait cette chanson lors de ses concerts depuis quelques mois déjà. J’étais un peu anxieux à l’idée d’entendre la version studio ayant une affection toute particulière pour le live que j’avais enregistré lors de son passage à Lyon. Il n’en est rien! Le côté rock old school country-esque se marie parfaitement avec la voix de la Mother Monster et donne un titre romantique très agréable…

En gros, je mettrai un 5/10 à cet album. Il y a un gros manque de cohérence entre les chansons, on passe d’un Hair barbe à papa au possible à un Schiße terriblement sombre. Au milieu de tout ça, on jette du Americano et du Heavy Metal Lover qui n’ont rien à voir avec le reste. J’aurai vraiment aimé que tout l’album est un son à la Judas/Marry The Night/Electric Chapel, c’est vraiment les seules titres à retenir. L’omniprésence du Christianisme m’a aussi rendu un peu mal à l’aise. Étant athée et pas forcément tolérant face à la religion, des phrases comme « There’s only three men I will serve my whole life, It’s my daddy, Nebraska and Jesus Christ » me dérange un peu, mais chacun son délire, hein. Autre mystère, je n’arrive pas à comprendre pourquoi les chansons sont aussi longues ! Ce n’est vraiment pas nécessaire, la plupart faisant 4min, la plus longue allant jusqu’à 5:21. Cela fait défaut à certains titres qui mettent jusqu’à 1 minutes pour vraiment démarrer.
Pour terminer, je dois avouer que je suis bien déçu ! Je m’attendais à un album pour faire la fête, à écouter entre potes mais il n’en est rien. Born This Way peut être comparé à la masturbation: on fait ça tout seul et on évite un peu d’en parler…